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Message Vendredi 11 Sep 2009 8h30 Répondre en citant

Vous trouverez ici les fiches de la petite encyclopédie de la page d'accueil :)

Le papyrus

Le papyrus (Cyperus papyrus) est une plante qui pousse notamment sur les rives du Nil et de son delta. Il est constitué d'une tige ligneuse de section triangulaire supportant des feuilles disposées en étoile à son sommet. Le papyrus a été utilisé pendant longtemps comme matière première pour fabriquer une forme de papier.

Le papier de papyrus fut probablement inventé il y a 5000 ans, en utilisant la tige de la plante, et fut largement utilisé en Égypte et dans d'autres régions voisines pour fabriquer les rouleaux manuscrits. Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées. Seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle (fabriquée à partir de la sève elle-même de la plante) était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux.

La plante avait aussi une fonction religieuse: apparue au commencement des temps, et ne poussant que dans le Nil sacré, elle était représentée sur les temples ou portée lors des processions, elle signifiait la renaissance et la régénération du monde. Cette plante était l'emblème de la Basse-Égypte.

(source wikipedia.org)


Qurfa historienne de Memphis
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Dernière édition par Qurfa le Lundi 14 Sep 2009 10h29; édité 1 fois
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Message Lundi 14 Sep 2009 8h27 Répondre en citant

Le matériel du scribe

Le matériel du scribe qui écrit en hiéroglyphes, se compose d'un récipient rectangulaire pour le pigment l’encre et les calames, d'un pot d'eau pour mouiller le pigment .


Pain d'encre :

En Egypte l'encre a été utilisée dès le IVème millénaire avant J-C mais les premières recettes attestées datent de la période héllénistique. L'encre noire était obtenue par dissolution dans l'eau de noir de fumée ou d'autres carbones issus de calcination. L'encre rouge à base d'oxyde de fer minéral était utilisée pour mettre en valeur les titres et les dates. Les encres anciennes se présentaient sous forme solide et étaient diluées au moment de l'écriture, L'encre contenant du plomb n'a quant à elle pas été utilisée avant la période Ptolémaïque, elle semble n'avoir été utilisée que par les scribes écrivant en grec, la partie démotique, même au sein du même document continuait a être écrite avec le charbon tradionnel.

Calame :

Le calame est la pointe de roseau qui servait à l'écriture aussi bien sur papyrus que sur bois ou sur tablette d'argile. Le calame était taillé dans la partie supérieure d'un roseau provenant de roselières. Le scribe découpait et entaillait une des extrémités d'un roseau afin de facilité l'absorption de l'encre ou du pigment, pour écrire il humidifiait la pointe du calame avec de l'eau et le passait sur le pain d'encre.

La palette :

Récipient rectangulaire muni de petites cavités circulaires pour contenir l'encre ou les pigments et parfois d'un long orifice central pour les calames. On a retrouvé de nombreuses palettes lors des fouilles archéologique notamment dans la tombe de Toutankhamon.


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Message Mercredi 16 Sep 2009 8h43 Répondre en citant

La symbolique des couleurs

Pour la peinture religieuse, les prêtres n’autorisaient que sept couleurs : le rouge, le bleu, le jaune, le brun, le vert, le blanc et le noir.

Noir

La couleur noir est le symbole de la fertilité, de la renaissance et de la préservation. C’est la couleur du limon apporté par le Nil à chaque inondation, et qui fertilise la terre. Le nom antique de l’Égypte, Kemit, signifie la "terre noire". Osiris et Anubis sont souvent représentés avec la peau noire.

Bleu clair

Le bleu clair est le symbole de l’air et du ciel. C’est également la couleur du dieu Amon qui était, à l’origine, un dieu du vent.

Bleu turquoise

Le bleu turquoise est le symbole de l’univers aquatique du Nil, d’où jaillit toute vie.

Jaune

La couleur jaune est le symbole de l’or, du soleil à son zénith et de l’immortalité. Il s’agit de la couleur de la chair des dieux.

Bleu sombre (lapis-lazuli)

Représentation de la voute céleste Le bleu sombre du lapis-lazuli est le symbole de la voute céleste la nuit, et des abysses.

Blanc

La couleur blanche est le symbole de la joie et du faste. Elle rappelle la couleur de l’aurore, la lumière qui triomphe de l’obscurité. Elle représente également l’argent dont les os des dieux sont faits. C’est la couleur de la couronne de Haute-Égypte, le hedjet qui s’assemble a la couronne de Basse-Égypte pour former le pschent.

Rouge

La couleur rouge est le symbole de la violence, du désert, du sang, de la mort, mais aussi de la victoire. Également couleur du dieu Seth, le destructeur. La couronne de Basse-Égypte, le desheret, est de couleur rouge (bien que le nord soit très riche en végétation avec notamment le delta).

Vert

La couleur verte s’écrit avec le hiéroglyphe représentant un papyrus. Elle symbolise évidemment la végétation, mais également la jeunesse, la bonne santé et la régénération. La chair d’Osiris est parfois représentée en vert.


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Message Vendredi 18 Sep 2009 9h14 Répondre en citant

Le calendrier egyptien

Le calendrier de l’Égypte antique, (également appelé Calendrier nilotique) est axé autour des fluctuations du Nil et a comme but premier la régulation de l’agriculture au cours de l’année. Les égyptiens définissaient d’ailleurs l’année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la représentait était composé d’une jeune pousse et d’un bourgeon.

Les égyptiens utilisèrent d’abord un système basé sur les phases réelles de la Lune, mais supplantèrent rapidement ce système par un système arbitraire utilisant des mois civils, et divisant l’année en 3 saisons basées sur la crue du Nil et ses impacts sur l’environnement :

Akhet (Akhit) « l’inondation » (période de l’inondation du Nil)
Peret (Perit) « sortie » (décrue du Nil, germination, saison fraîche)
Chemou (Shemou) « chaleur » (saison chaude des récoltes et des impôts)

L’année égyptienne comptait 365 jours découpés en 3 saisons de 4 mois de 30 jours chacun. Les 5 jours (6 jours les années bissextile à partir de l’époque romaine) restant étaient appelés les jours épagomènes et étaient ajoutés à la fin du calendrier, entre le dernier jour de la saison Chemou et le nouvel an. Ils célébraient la naissance des grands dieux d’état que sont, dans l’ordre, Osiris, Horus, Seth, Isis et Nephtys.

Chaque mois était découpé en trois périodes de dix jours, les décans. Les journées avaient une durée de vingt-quatre heures.Les mois de l’année par saison :

Akhet
Thout (mois de Thot, dieu patron du calendrier : du 19 juillet au 17 août)
Paophi (Pa n Ipt, celui de Karnak, Amon du 18 août au 16 septembre)
Athyr (Mois d’Hathor) du 17 septembre au 16 octobre
Choeac ou Khoiak (kA Hr kA du 17 octobre au 15 novembre)

Peret
Tybi (tA aAbt, l’offrande. Du 16 novembre au 15 décembre)
Méchir ou Mekhir (pA n mxrw, celui de Mekher. Du 16 décembre au 14 janvier)
Phaminoth ou Phamenoth (pA n ImnHtp, celui d’Amenhotep. Du 15 janvier au 13 février)
Pharmouti (pA n Rnnwtt, celui de Rennoutet. Du 14 février au 15 mars)

Chemou
Pachon ou Pakhons (pA n xnsw, celui de Khonsou. Du 16 mars au 14 avril)
Payni (pA n int, celui du ouadi). Du 15 avril au 14 mai
Epiphi ou Epiph (ip ipi, fête d’Ipipi). Du 15 mai au 13 juin
Mésori ou Mesore (mswt Ra, naissance de Rê). Du 14 juin au 13 juillet


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Message Lundi 21 Sep 2009 8h48 Répondre en citant

Le lotus


Le lotus égyptien est un nénuphar du Nil dont la moelle donne une farine propre à faire le pain et dont les tubercules sont comestibles. Le lotus a joué un rôle très important dans l’ornementation et la décoration des monuments.

On distingue le lotus blanc (Nymphéa lotus), aux pétales étalés et au parfum assez ordinaire et le lotus bleu (Nymphéa caerulea), aux pétales étroits et allongés, et à l’arôme suave. Ce dernier a une valeur symbolique car il est censé redonner vie au défunt qui inhale son parfum. Quand il s’épanouit dans l’eau, les Égyptiens le compare au soleil apparaissant à la surface de la terre.

" Le lotus faisait partie du mythe égyptien de la création du monde ; d'après la légende, le lotus était issu du limon originel, et c'est de son calice qu'était sorti, sous les traits d'un bel adolescent, le divin Créateur. La fleur de lotus, qui s'ouvre au lever du soleil pour se refermer à son coucher, était de ce fait même comparée au dieu du Soleil et au déploiement de la lumière hors du limon originel.

Dans les tombes, où l'on déposait des couronnes de lotus, de nombreuses peintures murales, à Thèbes notamment, représentent des étangs recouverts de ces fleurs sur lesquels les morts naviguent dans des barques de roseaux. Le lotus et le papyrus réunis symbolisaient l'union des deux parties du royaume égyptien (la Haute et la Basse-Egypte). Le lotus bleu était plus apprécié que le lotus blanc car il exhalait une odeur plus suave ; il était l'attribut de Néfertoum, le jeune dieu de Memphis qui était le « Seigneur des parfums ».

Le lotus bleu était donc abondamment utilisé et représenté pour divers motifs :

symbole de naissance
symbole solaire
pour son parfum suave et agréable
pour sa beauté (forme et couleur)
pour ses vertus toniques et aphrodisiaques
contre le vieillissement
la fleur de lotus aidait les vivants à conserver leur vigueur et aidait les morts à renaître dans l'au-delà

Les Egyptiens consommaient les tiges inférieures du lotus après les avoir fait bouillir

(Source wikipédia)


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Message Mercredi 23 Sep 2009 9h40 Répondre en citant

Le cheval

Le cheval introduit en Egypte pour la première fois venait du Moyen Orient. La hauteur au garrot d'un cheval trouvé dans la tombe de Senenmout était de 1,40 m, il était donc aussi grand que les chevaux hittites.

Le cheval apparaît en Egypte à la deuxième période intermédiaire (vers le XVII° siècle av JC), ce sont les envahisseurs Hyksos qui le répandirent. Les chevaux sont issus de l'élevage mais font aussi partie des tributs exigés aux peuples asiatiques soumis par les Egyptiens. Dès l'expulsion des Hyksos, le cheval est utilisé pour tirer les chars de combat, le thème du pharaon sur son char devient récurrent. Des scènes de campement sur des bas reliefs du Nouvel Empire en Egypte nous montrent un cheval monté par un cavalier, mais la fonction propre du cheval est plutôt de tirer un char de combat ou de chasse. Ce n'est qu'à l'époque ramesside que le cheval est monté et qu’un service de courrier à cheval est mis en place.

Seuls les riches peuvent posséder cet animal noble. La principale utilisation du cheval en Egypte antique est donc tournée vers la guerre, ils servent d’abord à l’armée et ensuite pour les déplacements de la famille royale.

Les Pharaons supervisaient les soins donnés à leurs chevaux, Toutankhamon semble avoir apprécié non seulement de conduire son char, mais aussi de monter à cheval, on a trouvé une cravache portant une inscription dans sa tombe. Ramsès II quant à lui a fait construire des écuries pouvant accueillir 460 chevaux à Pi-Ramsès (lisière sud du delta), couvrant 1700 mètres carrés, ces écuries contenaient des abreuvoirs et des attaches en pierre.

Le cheval et la momification :

La tombe la plus intéressante est sans doute celle découverte à Saqqara-centre datant d'une époque postérieure à celle des Ramsès. Le monument accueillait le sarcophage d'un cheval momifié entouré de bandelettes, ce sarcophage était peint sans aucune inscription. Fait unique, des offrandes de nourriture accompagnaient l'animal. Deux autres chevaux furent trouvés dans cette tombe, ces derniers ne disposaient pas de sarcophage à cela s'ajoutait quatre sarcophages d'hommes. Le contenu de cette tombe demeure inexpliqué à ce jour.

Le cheval et la religion :

D'un point de vue religieux, le cheval fut principalement lié aux dieux d'origine proche-orientale Astarté et Réchef qui furent importés en Egypte au début de la 18e dynastie (Amenhotep II). Le cas de Réchef fut souvent contesté mais une stèle récemment découverte à Tell el-Borg dans le Delta prouve de manière incontestable son association au cheval et à l'équitation. Le cheval fut aussi lié à Thot et Hathor.

Thot porte d'épithète de "seigneur des chevaux" sur un linteau d'époque ramesside découvert à Tell el-Dab'a/Avaris. Cette association pourrait être en relation avec une symbolique lunaire du cheval. Une scène du mammisi (petite chapelle construite près d'un temple majeur, qui servait aux représentations des mystères de la naissance divine) du temple d'Edfou montre d'ailleurs le roi sortant de son palais accompagné d'un cheval et des enseignes des dieux Thot et Khonsou (une autre divinité lunaire). La symbolique lunaire du cheval est attestée pour d'autres civilisations.

Hathor dont Astarté était l'un des aspects est qualifiée de "souveraine des chevaux" dans son temple de Dendéra.


Pour ceux intéressés par le sujet :
Les chevaux du nouvel empire égyptien origine, races, harnachement par Catherine Rommelaere


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Message Samedi 26 Sep 2009 8h48 Répondre en citant

Le Chat

Les Égyptiens de l'Antiquité nommaient le chat par l'onomatopée « miou », dont la transcription est miw au masculin et miwt au féminin (le français utilise également ce genre d'onomatopée qu'on retrouve dans le verbe miauler).

On pense que la domestication du chat eut lieu en Égypte au cours du IIIe millénaire av. J.-C.. Avant de devenir un animal de compagnie apprécié pour sa douceur, sa grâce et sa nonchalance, le chat est avant tout un animal protecteur. En chassant les petits rongeurs, il protège les silos à grain où les Égyptiens entreposaient leur récolte (notamment le blé), ressource vitale pour ce peuple d'agriculteurs. En chassant les rats, le chat élimine un vecteur de maladies graves (comme la peste). Enfin, en chassant les serpents (notamment les vipères à cornes), il rend plus sûrs les alentours des foyers proches d'où il a établi son territoire.

Il semble que chaque temple possédait ses propres chats dont le « gardien des chats » (poste important transmis héréditairement) avait la charge. Le chat, comme les autres animaux sacrés, avaient un statut particulier dans la société égyptienne. Ainsi il était interdit de tuer ou même de maltraiter les chats, et les contrevenants risquaient une peine très lourde pouvant aller jusqu'à la mort (peine sûrement proportionnelle à l'importance dudit chat). Diodore de Sicile (un historien grec) décrit une scène s'étant déroulée vers -60 : un char romain écrasa par accident un chat égyptien et en dépit des ordres du pharaon Ptolémée XII, un soldat égyptien tua le conducteur.

Les milliers de momies de chat retrouvées dans des cimetières pour chats peuvent nous faire penser qu'il était l'animal le plus populaire de l'Égypte antique. Cependant, le grand nombre de momies de chats retrouvées peut aussi s'expliquer par sa petite taille (on enterre plus facilement un chat qu'un taureau). Dans les palais, le chat était l'animal domestique par excellence, élevé dans l'abondance. La tradition voulait que leurs maîtres se rasent les sourcils en signe de respect quand le chat venait à disparaître et un deuil de soixante-dix jours avait lieu le temps de sa momification. Le chat accompagne parfois son maître dans l'au-delà sous forme de statuette (ou sculpté sur les sépultures). On trouve également le chat représenté sur de nombreux vases, bijoux et vaisselle, ainsi que dans les peintures (notamment sous le siège de la femme, comme symbole protecteur).

Les Égyptiens voyaient les dieux non pas comme de simples esprits, mais comme des entités intelligentes, capables de s'incarner dans tout être ou objet. Une coupe de cristal, décorée de l'image de la déesse à tête de lion Mafdet, date d'environ -3100 : c'est la plus ancienne forme de déité représentée en Égypte. Bastet, la déesse à tête de chat, était à l'origine peinte comme un lion protecteur et belliqueux. Son image, au cours du temps, a été modifiée pour l'associer aux chats domestiques, bienveillants mais sauvages.

Les chats, en tant qu'incarnation de Bastet, étaient momifiés. Le respect qu'ils recevaient après la mort reflète celui qu'ils inspiraient chaque jour de leur vie. L'historien grec Hérodote écrivait que les Égyptiens se postaient autour des incendies pour s'assurer qu'aucun chat n'irait se brûler. À la mort d'un chat, écrivait également Hérodote, la famille était en deuil et se rasait les sourcils, en signe de tristesse.

Traditions funéraires:

Les chats étaient vénérés et momifiés. Hérodote écrivit que les chats qui mouraient, où que ce soit en Égypte, étaient amenés à Bubastis pour être momifiés et enterrés dans le grand cimetière. Cependant, il semble que ce ne fut que très exceptionnel.
L'égyptologue suisse Henri Edouard Naville a trouvé près de 20 m³ de cadavres de chats, et des traces de crémation, des os dans des vases, des puits, de l'argile. À côté de chaque puits, un autel et un foyer, noirci par le feu. La momification est censée permettre au ka (l'esprit) du défunt de retrouver son hôte et y renaître dans l'autre monde. Pour cela, le corps doit rester intact - la crémation interfère avec ce processus. Néanmoins, brûlés ou non, les chats recevaient les rites funéraires et l'embaumement, au même titre que leurs propriétaires.
En 1888, la découverte du temple de Bastet, en dehors de Beni Hassan, amena à l'excavation de près de dix-neuf tonnes de momies et de restes animaux - dont relativement peu de chats. Récemment, Roger Tabor découvrit un autre cimetière félin au temple de Bastet, soulevant une couche épaisse de vingt centimètres de momies compressées par les débris du temple, étalées sur une largeur de six mètres.

Le déclin du culte du chat :

Le culte de Bastet a été officiellement interdit par décret impérial, vers 390. Le chat en Égypte a donc vu un déclin progressif de son intérêt, bien que resté en tant qu'animal de compagnie, il n'était plus adoré dans les temples. À cause notamment des maladies, et de la peste en particulier, qu'il transmettait, le chat n'a plus, aujourd'hui, l'importance qu'il a eue en Égypte.


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Message Mardi 29 Sep 2009 9h27 Répondre en citant

L'Ibis sacré

L'ibis est un oiseau échassier avec un long cou, et un long bec recourbé vers le bas, le plumage de l'ibis sacré est blanc et noir.
Il existe plusieurs espèces d'ibis, certaines viennent d'Afrique, d'Amérique ou d'Asie. L'ibis sacré d'Egypte n'est pas encore en voie de disparition, mais c'est une espèce protégée. La durée de vie de l'ibis sacré est de vingt à vingt-cinq ans.
Anciennement, l'ibis sacré était courant en Egypte sur les bords du Nil, mais sa population a quasiment disparue depuis le XIXème siècle.

L'Ibis dans la mythologie égyptienne :

Les égyptiens vénéraient l'ibis sacré, ils l'ont assimilés au dieu Thôt, dieu du scribe, peut être existe t'il un lien entre l'oiseau et l'écriture, peut être le fait de voir l'oiseau osciller la tête d'avant en arrière de façon régulière ont inspirés les égyptiens, qui ont comparés son bec à une plume d'écriture...

Le dieu Thôt est responsable auprès des autres dieux de la mythologie égyptienne, des mathématiques, du calcul du temps, du calendrier égyptien, Thôt est un dieu lunaire.

Le dieu Thôt possédait des lieux de cultes dans les temples de Hermopolis, el-Kab et Thèbes.
La principale parèdre du dieu Thôt est la déesse Nehemètâouay qui peut être représentée également avec une tête d'ibis.

L'Ibis dans la culture égyptienne :

De nombreuses momies d'Ibis furent retrouvés, certaines étaient placés à proximité de momies humaines, et d'autres étaient achetés par les égyptiens qui venaient en pèlerinage dans les temples, afin d'en faire offrandes aux dieux. A Abydos, on a retrouvé une centaine de jarres remplies de momies et d'oeufs de l'oiseau sacré, à Hermopolis on a retrouvé une nécropole d'ibis.

L'ibis jouit d'une grande ferveur populaire, on applique par exemple une image d'ibis sur une plaie pour obtenir la guérison. Les Egyptiens portent des amulettes en forme d'Ibis et confectionnent des statuettes de l'oiseau dans un but prophylactique. Les stèles portent fréquemment l'empreinte de l'ibis considéré comme l'image du défunt après la mort.

Divinités ayant emprunté des attributs ou la forme de l'Ibis :

Khérybaqef le dieu à tête d'ibis
Thôt le dieu ibis des mathématiques et des écritures
Nehemètâouay la déesse défenderesse des dépouillés à tête d'ibis


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Message Jeudi 1 Oct 2009 8h21 Répondre en citant

Le Crocodile

Le crocodile du Nil est l’un des plus grands reptiles vivants. C’est un carnivore féroce. Très répandu sur le continent africain au début du siècle, le crocodile du Nil a été pourchassé sans merci. Aujourd’hui, le crocodile du Nil est protégé car il est menacé d’extinction.

En Égypte ancienne, les égyptiens vénéraient les crocodiles, ils les associaient au dieu Sobek. Sobek est le fils de la déesse aquatique Neith. Dieu de l’eau, associé à la fertilité, il devint un dieu national pendant la XIIe dynastie. Il était le dieu qui irrigue les champs, aussi la présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l’annonce d'une crue favorable aux récoltes.
Le temple de Sobek le plus connu est le temple de Kom Ombo , dont il partage la moitié de son temple avec Horus le dieu faucon.

La simple présence de crocodiles dans le Nil à une période déterminée était un signe faste de bonne crue. La présence des crocodiles du Nil réputés surtout grâce au cinéma Hollywoodien, ont disparut, la construction du Barrage d'Assouan ne permet plus les crues du Nil, et l'habitat naturel de ce reptile géant n'est plus habitable.


Liste des divinités ayant emprunté des attributs ou la forme d'un crocodile

• Amemét la déesse dévoreuse du cœur dans le rituel de la pesée de l'âme à tête de crocodile
• Khentykhety le dieu crocodile du disque solaire
• Sobek le dieu crocodile des inondations du Nil
• Tawaret la déesse hippopotame avec une tête de crocodile
• Thouëris la déesse hippopotame, avec une queue de crocodile et des pattes de lionne

**********************************************************************************************************
Le Scarabée

Deux espèces de scarabées existaient en Égypte, une seule subsiste dans la vallée du Nil aujourd’hui. Le scarabée égyptien est de taille assez grande (20-40 mm), il est noir luisant. La deuxième espèce devait figurer en Haute Égypte, elle est d’une couleur vert métallique à reflets dorés et se situe de nos jours en Nubie et en Afrique Orientale. L’identité de ces deux espèces nous est fournie par la précision, la finesse de certaines figurations ainsi que la découverte de spécimens «momifiés». Dés la première dynastie (3000 avant J.C) l’insecte possédait déjà une importance culturelle. En effet l’on a retrouvé une petite boite en albâtre d’une longueur de 4 cm façonnée à l’image du scarabée, cette boite pouvait contenir l’insecte et être suspendu au cou.


Le scarabée sacré est, avec le taureau et le faucon, l’un des symboles fondamentaux de la religion égyptienne. Le scarabée sera associé au dieu primordial comme « celui qui s’est créé lui même ». Sa couleur noire rappelle la terre fertile au bord du Nil. Son amulette avait un sens protecteur et dans l’au-delà, il devient un symbole protecteur assistant l’âme des défunts.

Le mot scarabée en égyptien, khéper, sert à écrire les verbes "devenir", "se transformer" et à nommer le couronnement du roi "Neb-khéperou-Rê" (Maître des transformations du soleil).
Les mœurs du scarabée (le bousier) ont amené les Egyptiens à le comparer au soleil. En effet, l'animal, à l'aide de son front et de ses pattes antérieures forme une boule avec les excréments des mammifères. Puis avec ses pattes postérieures, il fait rouler la boule jusqu'à un trou pour y pondre son œuf. Pour les Egyptiens, le scarabée poussant sa boule rappelle la course du soleil dans le ciel. Le jeune coléoptère qui naît de la boule qui l'a nourri pendant sa gestation est comparé à la naissance du soleil tous les matins à l'horizon.
Le scarabée revêt donc une importance capitale : il incarne le dieu solaire qui renaît tous les matins à l'aube, il est un symbole de renaissance pour les morts et un emblème protecteur pour les vivants.


Le culte du scarabée : Le culte de Khépri à toujours était célébré, il est figuré dans la tombe de Ramsès Ier et de Nefertari sous la forme d’un homme dont la tête est remplacée par un scarabée tout entier. Des milliers de scarabées de diverses tailles garnissent les vitrines des musées, des scarabées colossaux furent édifiés dont le plus connu aujourd’hui est celui d’Aménophis III prés du lac sacré à Karnak. De nombreux pharaons possèdent le scarabée dans leur deuxième nom, Kamosé, les Aménophis, les Thoutmosis, Akhénaton, Toutankhamon ainsi que des pharaons de la XXIème dynastie.


Le scarabée, étroitement lié au culte solaire, a fait l'objet de toutes les attentions, à commencer par la réalisation de figurines et amulettes, au rôle différent, dont les « scarabées de cœur » et scarabées ailés.


Le scarabée de cœur est une amulette de taille souvent importante, dont les exemplaires les plus anciens datent de la XVIIe dynastie. Placé sur la momie, parfois incorporé au pectoral, l'amulette est idéalement taillée dans une pierre verte (nommée nmḥf, et gravée de la formule 30b du Livre des Morts (Livre pour sortir au jour). Son principal rôle est de conserver la mémoire des actes du défunt et de commander sa conscience afin qu'il ne parle pas contre lui lors du jugement devant le tribunal d'Osiris.


Le scarabée ailé, anépigraphe, est identique en taille et en forme au scarabée de cœur. Fréquent durant la Basse-Époque, il est principalement en « faïence » et identifie le défunt au dieu solaire renaissant. Également placé sur la momie au niveau du cœur, le scarabée ailé est composé d'une pièce centrale en faïence d'où part un réseau de perles de faïence représentant les ailes, qui s'étendent sur toute la poitrine, et parfois même jusqu'aux jambes.


Les scarabées de cœur pouvaient s'acheter avec un espace laissé libre pour mettre le nom de l'acquéreur. Les scarabées pouvaient aussi servir de sceau.


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Message Vendredi 2 Oct 2009 19h34 Répondre en citant

Quel travail !

J'espère que tous les Memphites en mesurent l'importance !

Bravo à toi !

Bien Amicalement... (NON... plutôt : Bisous !)

TOIPUS
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Message Samedi 3 Oct 2009 9h43 Répondre en citant

Merci Toipus tu me fais rougir :)
bisous


Qurfa historienne de Memphis
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Message Mardi 6 Oct 2009 8h03 Répondre en citant

Le Sorgho

Le sorgho commun (Sorghum bicolor), ou sorgho à sucre, est une plante herbacée annuelle de la famille des Poaceae (Graminées). C'est une plante d'origine africaine, cultivée soit pour ses graines, le sorgho grain, soit comme fourrage, le sorgho fourrager. Le sorgho est la cinquième céréale mondiale, après le maïs, le riz, le blé et l'orge.

C'est une plante de 1 à 3 mètres de haut, à tige cylindrique pleine portant une inflorescence terminale en panicule compacte. Celle-ci regroupe des épillets d'une ou deux fleurs bisexuées. La graine est un caryopse* de 4 mm environ. À maturité, son taux d'humidité est encore relativement élevé (25 à 30%) et la récolte doit être séchée rapidement.

Cette plante contient un glucoside, la durrhine, qui est toxique car elle entraîne la formation d'acide cyanhydrique. La teneur en durrhine diminue au fur et à mesure de la croissance et surtout après la floraison. Il est préférable de cuire les grains à la vapeur avant de les consommer.
Le sorgho grain ressemble au maïs. Son appareil racinaire plus profond lui permet cependant de mieux résister à la sécheresse.

Nom scientifique : Sorghum bicolor (L.) Moench (synonyme : Sorghum vulgare Pers), famille des Poacées, sous-famille des Panicoideae, tribu des Andropogoneae.

Nom commun : sorgho grain, gros mil (Afrique), millet indien, blé égyptien.
Les premières traces remontent à 6000 ans avant JC dans les résultats de fouille les plus récents à la frontière Soudan/Egypte, ‑ 4000 ans en Afrique de l’est, puis en Nubie, et en Egypte.
Le sorgho est probablement originaire d'Éthiopie, d'où il s'est répandu dans toute l'Afrique. On le retrouve en Assyrie dés – 700 ans. Selon Pline, le sorgho a été introduit en Italie vers 60-70 ans après JC.

Certains disent que ce sont les croisés qui l’on ramenée du Moyen-Orient en France (ce qui mérite une vérification, car si on considère comment cette céréale était répandue autour de la Méditerranée, il est étonnant qu’elle ai attendu les croisés pour être présente dans le sud de la France). Longtemps la fabrication des balais a été le principal débouché de cette culture en France.

Le sorgho semble être présent à l’époque pharaonique en Haute-Égypte

Pain tradionnel ou Bettaw" de sorgho :

On utilise la farine de sorgho pour faire la pâte levée de ce pain, ce qui lui donne sa couleur gris foncé. Aplati jusqu'à faire environ 16 - 18 cm de diamètre et 1 cm de haut, toute sa surface est piquée avant cuisson.

* En botanique, le caryopse est un fruit sec simple indéhiscent dont la graine, appelée « amande », est intimement soudée au péricarpe par son tégument (à la différence de l'akène). Les fruits de toutes les plantes de la famille des graminées ou poacées sont des caryopses. Fruit sec typique des graminées, indéhiscent, dans lequel le péricarpe est soudé à l'unique graine qu'il contient (wikipedia)


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Message Vendredi 9 Oct 2009 7h40 Répondre en citant

L'élevage

Les troupeaux de bétail occupaient une place importante dans la vie quotidienne du peuple égyptien. Les animaux aidaient les égyptiens dans leurs tâches agricoles, fournissaient du cuir (sandales, tentes, outres etc.) et de la viande.

Les bovidés, élevés en plein air, s'engraissent dans les pâturages mais on pratique aussi l'élevage dans des enclos ou à l'étable. Là, on leur apporte un complément de nourriture sous forme de pain ou de pâtes et on procède même au gavage. Les bovins sont plus utilisés pour la viande ou le lait que comme bêtes de somme. Toutefois, les vaches peuvent être attelées à l'araire pour aider le paysan au labourage. Les races bovines sont nombreuses, elles découlent des croisements génétiques à partir des bœufs du Nil supérieur, des aurochs sauvages vivant dans les marécages du Delta et des zébus importés d'Asie et d'Afrique à partir de la XVIII° dynastie. La viande bœuf est souvent utilisée pour les offrandes aux dieux et aux défunts.

Les volailles ont une place importante car leur chair est consommée par les plus pauvres, notamment par les paysans. Il s'agit de canards, de pintades, de perdrix, de pigeons, de cailles, de grues, de hérons, d'oies. Ces dernières sont engraissées de force par le gavage. La plupart de ces volatiles vivent dans des volières ou des pigeonniers. On les consomme rôtis à même la braise ou au moyen de broches. Les œufs sont consommés cuits ou crus. La poule, importée d'Asie lors des campagnes de Thoutmosis III, apparaît seulement au Nouvel Empire. Mais il semble que son élevage domestique dans la basse-cour ne soit effectif qu'à la fin de la période dynastique. La poule devient alors un mets de choix pour les offrandes.

Le porc est un animal de base dans le cheptel égyptien, il a dû être domestiqué très tôt, avant l'époque dynastique. Toutefois, ce porc ne ressemble pas vraiment à celui que nous connaissons aujourd'hui mais plutôt à un sanglier avec sa silhouette élancée, ses hautes pattes, sa longue queue, son museau allongé. Le porc que nous connaissons n'a été introduit qu'à l'époque gréco-romaine.
Les porcs sont élevés soit en porcherie où on leur apporte une nourriture de céréales, soit ils vivent librement en troupeaux sur l'espace communautaire des villages, à la recherche des déchets. La viande de porc est consommée par tous, même par les plus démunis. Outre la viande, le porc peut être utilisé pour enfouir les grains par piétinement après les semailles et pour le dépiquage. Certaines substances du porc sont utilisées comme remèdes.

Les chèvres sont bien adaptées au pays, elles se contentent de peu de nourriture, sont résistantes et supportent bien la sécheresse. Elles sont plus nombreuses que les moutons, mais leur cheptel n'atteint pas celui des bovins. Elles vivent soit en étable, soit le plus souvent en liberté en s'attaquant au feuillage du sycomore. Comme partout, elles ont contribué à la déforestation du pays. Leur peau donne un excellent cuir pour les outres et leur chair semble avoir été usuellement mangée par les gens du peuple aux époques anciennes. Toutefois, il ne semble pas que le lait de chèvre ait été consommé.

L'âne, corvéable à merci, revêt une importance économique essentielle, il est utilisé depuis l'époque protohistorique pour le transport des marchandises : épis des moissons, bottes de fourrage, légumes, jarres de vin ou d'eau... Il est utilisé aussi comme moyen de locomotion quand on ne peut pas se déplacer par bateau : des oasis à la vallée du Nil notamment ou dans les déplacements dans le désert. L'âne peut devenir aussi un animal de trait pour tirer l'araire. Il est également utilisé pour le dépiquage des céréales. Malgré tous les services qu'il rend, l'âne n'est pas en général perçu de manière positive, Seth, le dieu malfaisant, est représenté avec une tête d'âne.


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Message Mardi 13 Oct 2009 8h11 Répondre en citant

L'agriculture

Les céréales étaient la principale richesse du pays, en effet elles constituaient la base de l’alimentation. L’agriculture conditionnait non seulement la vie mais aussi l’économie égyptienne.
La place du bétail en Egypte était capitale, indispensable aux travaux des champs il fournissait de nombreux produits.

L'agriculture de l'Égypte antique était dépendante du cycle du Nil, personnifié par le dieu Hâpi. Le Nil qui coule de l'Afrique équatoriale vers la Méditerranée apporte des eaux riches en matières organiques.

Chaque parcelle située le long du Nil était soigneusement travaillée et rendue fertile grâce au limon (terre noire et très fertile) déposé par le Nil lors de sa crue. Les travaux agricoles occupaient donc une grande partie de la population égyptienne. Lors de la crue du Nil, l’étroite bande de terre bordant les deux rives du fleuve était inondée et le restait pendant quatre mois. Dés le retrait des eaux toute la population paysanne se mettait au travail ainsi commençait les labours et les semailles. Les égyptiens utilisaient des charrues rudimentaires pour labourer leurs champs

Les égyptiens cultivaient de l’orge, de l’amidonnier, la fève, la lentille et irriguaient leurs cultures grâce à des canaux pour réguler l’eau. Lorsque les récoltes étaient bonnes la quantité de céréales produite en excès était entreposée dans des greniers que le pharaon ouvrait en cas de famine et notamment quand la crue n’inondait pas suffisamment les terres entraînant la famine du peuple égyptien. Ensuite venait le temps des moissons qui se déroulaient dans la gaieté et la joie.

A la fin des moissons, une part des récoltes était donnée en offrande aux dieux en guise de remerciement. Les scribes venaient mesurer les champs et contrôler les récoltes afin d’évaluer la quantité que le paysan devra livrer à l’état ou aux temples.

Les paysans forment la classe la plus nombreuse, mais ils sont méprisés par le reste de la société, même si l'agriculture est l'un des principaux soucis des Égyptiens. Durant la période de l'inondation, les paysans travaillaient à de grands projets comme la construction d'une pyramide.
Il faut souligner la désuétude des outils des paysans de l'époque, tous en bois ou en pierre. La houe pour labourer, l'araire pour fendre la terre, la faucille en bois munie d'une lame de silex, ou la faucille en bronze à partir du Moyen Empire, pour faucher le blé.

Les techniques d’irrigations :

Outre les canaux, le chadouf fut introduit, en provenance de Mésopotamie vers -1450. On peut encore en voir aujourd'hui sous la XVIIIe dynastie.
Plus tard la vis d'Archimède sera aussi utilisée pour remonter l'eau.
Sous la période Perse ou Romaine, les égyptiens utilisaient également des saqias, dispositifs formés de deux roues. La première roue, dont l'axe central repose à la fois sur un mur et retenu de l'autre coté par un harnais, est animée par un animal aux yeux bandés. La seconde roue, partiellement immergée et munie de godet, animée par l'autre roue, renverse l'eau dans des canaux ou des citernes.


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Message Mardi 13 Oct 2009 8h37 Répondre en citant

C'est passionant à lire. Félicitations pour ce très beau travail :)


Notre être ne prend de sens que par rapport aux autres. L'égoïste ne l'a t'il pas compris? - Rokia Traore-
-Elève au temple RP de Sobek et Khonsou de Kom Ombo-
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